France Info Culture : « Avec une réalisation aux allures films noirs des années 1950, et avec un duo impeccable, Reda Kateb et Bastien Bouillon, le flic qui le poursuit, la fiction rend hommage à Bojarski. Salomé sait reconstituer sans faire toc et en filmant au plus près Reda Kateb, le spectateur entre en empathie avec le gentleman faussaire. » Christophe Airaud
La voix du Nord : « Reconstitution propre et mise en scène à la ligne claire pour une France désuète avec laquelle Jean-Paul Salomé parvient à nous captiver, nanti d’un personnage vraiment fascinant, taiseux enivré par le perfectionnisme. Reda Kateb donne une épaisseur sidérante à un génie reclus filmé comme un artisan au travail. Ses gestes appliqués, ses regards insatisfaits… » Christophe Caron
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C’est le producteur Jean-Baptiste Dupont qui a parlé de cette histoire à Jean-Paul Salomé, au moment de la sortie de La Daronne (2020). Le metteur en scène se rappelle : "Il pensait que c’était un sujet pour moi. Le projet initial était basé sur des rapports père fils, d’après une idée de Marie-France Huster, mais ce que j’avais lu sur internet à propos du personnage de Bojarski me paraissait bien plus intéressant. J’aimais beaucoup ce type, seul avec sa valise et ses billets, un personnage à la Simenon qui me touchait." Depuis Les Femmes de l'ombre (2008) Jean-Paul Salomé n'avait pas réalisé de film en costumes. Il explique : "Ça prend tellement d’énergie qu’on peut finir par passer à côté de l’essentiel. La véracité de l’époque faisait partie du challenge. En même temps, je ne voulais pas me focaliser là-dessus, le plus important pour moi était que le cœur du film batte."