Abus de Ciné : « On pourrait dérouler les superlatifs encore sur de nombreuses lignes tant "Marty Supreme" est la démonstration du génie d’un cinéaste, capable de transcender le moindre dialogue, de faire vibrer la banalité et de surprendre à chaque instant. » Christophe Brangé
Bande à part : « Marty Supreme rejoint la lignée des grands récits d’ascension, de Rocky à Raging Bull, de Million Dollar Baby à Ali. Mais ici, le ring tient sur quelques mètres carrés. Et c’est peut-être là la force de ce film : montrer que l’épopée peut naître d’un espace ténu, pourvu qu’il soit habité. » Claire Steinlen
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Dans le New York des années 1950, le tennis de table a fait naître une véritable sous-culture peuplée de magouilleurs, de génies et de marginaux. On pratiquait cette discipline dans des salles clandestines enfumées, au cours de fêtes organisées sur les terrasses des immeubles, dans les auberges de jeunesse, les dortoirs des prestigieuses universités de la côte Est du pays, et les immeubles du sud de la ville. C’est parmi ces outsiders, ces êtres sans scrupules, que Safdie et Bronstein ont découvert un nouveau territoire pour laisser libre cours à leur passion pour les personnages faillibles et les univers interlopes. "Les gens qui brillaient au tennis de table étaient souvent ceux qui ne trouvaient leur place nulle part ailleurs. La discipline n’était pas respectée et attirait des types louches, des puristes, des obsessionnels. Quand j’ai découvert que le tennis de table remplissait des stades au Royaume-Uni et partout en Europe, j’ai compris qu’il était parfaitement crédible qu’un jeune homme, en 1952, soit convaincu qu’il pouvait devenir célèbre grâce à ce sport."