France Info Culture : « Pour son premier long métrage, Mélisa Godet livre un film plein d’énergie et d’espoir, avec en son centre des humains qui se démènent pour aider à la guérison, et une réalité omniprésente : le soin des femmes est avant tout un choix politique, celui d’y allouer du temps, de l’énergie et de l’argent.» Lison Chambe
Cahiers du Cinéma : « La Maison des femmes parvient à transcender sa dimension potentielle de spot associatif militant en revenant à l’aspect le plus concret et le plus sensible du travail de réparation qui unit cette petite équipée face à la tempête toujours recommencée. » Vincent Malausa
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La naissance du projet remonte à fin 2016, lorsque Mélisa Godet a entendu, à la radio, la gynécologue obstétricienne Ghada Hatem parler de la Maison des Femmes qu’elle venait de créer à Saint Denis : "Des parcours de soin et des différents professionnels, médecins, psychologues, avocats, juristes, policiers, artistes parfois… qui y croisaient leurs compétences et leur énergie pour aider les femmes victimes de violence à se reconstruire. En tant que femme et citoyenne, je me suis dit que c’était formidable qu’un tel endroit puisse exister. Et, en tant que scénariste et réalisatrice, j’ai tout de suite pensé que ça ferait un sujet de film génial, le genre de sujet que j’avais envie de porter au cinéma. Un film choral, un film avec du fond sur un sujet important et un film lumineux aussi. Le sujet m’est resté en tête…L’approche du film, focalisée sur les soignants de la Maison des Femmes, constitue un choix narratif important. Mélisa Godet a pris la décision se centrer sur le prisme des soignants, ce qui laissait de côté la représentation directe de la violence : "Cette maison, j’avais envie de la montrer en fonctionnement, bouillonnante de vie et d’activités, avec des équipes rodées et des patientes à différents stades de leurs parcours de soin. J’avais une conviction : je ne filmerais pas de séquences de violence. Ce n’était pas l’endroit où je voulais aller. Je ne voulais pas faire de ces violences une matière esthétique", se rappelle la cinéaste.
Film précédé d’un court métrage : Le prince Charmant / Clara Sanz / Documentaire / France / 2025