Filmsactu : « Plus fort que moi est un bonheur d'envolées feel good, d'insultes et d'irrésistibles pop songs. Avec une profondeur exemplaire. Un film dont on ressort regonflé à bloc. » Olivier Portnoi
Première : « La mise en scène se veut efficace, sans afféteries, presque télévisuelle, ce qui n’est pas forcément un gros mot, et surtout pas au pays de la BBC. Kirk Jones se concentre sur ses acteurs, en commençant par le fabuleux débutant Scott Ellis Watson (...). » Frédéric Foubert
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Passé maître dans le drame social, le cinéma anglais prouve une nouvelle fois, sa capacité à s’emparer d’un sujet de société (ici, un handicap méconnu et plutôt tu, même s’il fait du raffut) sans misérabilisme et avec une bonne dose d’humour. Sélectionné dans de nombreux festivals internationaux, il s’agit du sixième long métrage du réalisateur Kirk Jones. Le film s’inspire de l’histoire vraie de John Davidson, née en Écosse en 1971, et atteint du syndrome Gilles De la Tourette depuis l’adolescence. Son parcours a déjà fait l’objet d’un documentaire pour la BBC en 1989, John’s Not Mad de Valerie Kaye. Si le film met du temps à se mettre en place, le cinéaste présentant longuement les premiers symptômes de la maladie ainsi que ses effets dans le cercle familial et l’entourage du personnage principal, il prend rapidement son rythme de croisière dès qu’entre en scène Robert Arayamo. L’acteur, qui porte entièrement le film sur ses épaules, en impose grâce à sa présence singulière et à ses jurons incontrôlés. Drôle et émouvant, le film de Kirk Jones s’avère, tout de même, très efficace et mille fois plus inspiré que l’impersonnel titre français le titre anglais : I Swear (Je jure) étant beaucoup plus représentatif du sujet du film.