L'être aimé (VO)

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Sortie en : 2026

Durée : 02h16min

Genre : Drame

Mention : Tout Public

Origine : France (VO)

De : Rodrigo Sorogoyen

Avec : Javier Bardem, Victoria Luengo, Raúl Arévalo

Synopsis

Réalisateur mondialement célèbre, Esteban Martínez revient en Espagne pour tourner son nouveau film. Il en offre le rôle principal à une jeune actrice inconnue, sa fille, qu’il n’a pas vue depuis treize ans. La jeune femme accepte cette formidable opportunité, mais sait qu’à l’occasion de ce tournage, elle va se confronter à un homme qu’elle n’a jamais pu considérer comme un père. Le poids du passé menace de rouvrir leurs blessures.


Critique

Bande à part : « Le septième long-métrage de Rodrigo Sorogoyen brille par son amplitude, sa maîtrise et sa tension. Un nouvel affrontement cher au cinéaste, pour la première fois en compétition à Cannes, avec une œuvre qui parle aussi de cinéma, et qui offre à Javier Bardem et Victoria Luengo un face-à-face puissant. » Olivier Pelisson

Libération : « Un film-miroir sur le cinéma, aussi – surtout ? –, qui entend faire date, et on espère qu’il le fera pour la force de cinéma qu’il y déploie, sur ce qu’il nous montre de tous ces films qui sont devenus la mauvaise conscience de notre cinéphilie, parce qu’ils sont nés d’artistes abusifs et d’abus organisés au nom de leur apa-nage de maestro de leur art, et de l’art primant sur la vie. » Olivier Laam

L’INFO EN PLUS CINE PARC
Le point de départ du film réside dans la thématique de la relation père-fille qui intéresse beaucoup Rodrigo Sorogoyen, mais aussi dans son envie de travailler avec Victoria Luengo et Javier Bardem : "Nous nous sommes dit qu’en faire un père et une fille était un bon moyen de les réunir. A ça s’est rapidement rajouté mon envie que cette histoire se passe dans le monde du cinéma. Pour autant, on s’est longtemps interrogé. Après tout, ces personnages pourraient être des ar-chitectes, ça n’aurait rien changé à leur relation. Il a fallu travailler pour que les faire évoluer dans le milieu du cinéma apporte des choses et nourrisse l’histoire. Le déclic a été de se rendre compte qu’être réalisateur ou scénariste, ça consiste à créer des histoires en en faisant son métier. Mais en fait, dans la vie tout le monde s’en invente et se fait une idée de sa propre vie. Superposer des personnes comme Esteban et Emilia qui se sont construits sur les histoires qu’ils se sont racontés à chacun. En effet, nous avons tous notre propre vérité sur ce que l’on vit ; ce que se raconte inconsciemment Esteban, ne rejoint pas la réalité d’Emilia et vice versa. Un univers professionnel où l’on doit faire croire à de la fiction était le prétexte parfait pour amener le cinéma dans cette histoire", se rappelle le metteur en scène. Côté forme, après Antidisturbios et As Bestas, L’Être Aimé contient lui aussi deux plans séquences de plus d’une dizaine de minutes. Un défi que le réalisateur Rodrigo Sorogoyen adore, mais dans lequel il se lance parce qu'il est très sûr de ses équipes techniques et artistiques : "Même à l’écriture, Isabel et moi adorons écrire de très longues séquences, en pariant sur le maintien de l’attention du spectateur. Cela dit si c’est quelque chose qu’on voudrait faire dans tous nos films, ce n’est pas une nécessité. Si on ne trouve pas le moment où en placer un dans un scénario ou que ça semble gratuit, on s’en passera. Pour la scène d’ouverture de L’Être Aimé, nous voulions installer énormément de tension entre Esteban et Emilia, mais aussi distiller le plus possible les informations que l’on donnait sur eux au public. Au-delà de ça, c’était aussi une manière pour moi d’apporter de la force à cette séquence d’ouverture et de profiter plus encore du talent de mes acteurs, d’essayer d’emblée d’en tirer le maximum."

Bande annonce

Projections à venir

La Chaise-Dieu: ven. 10 juil. à 20h30min
Cunlhat: mer. 15 juil. à 20h30min
Sauxillanges: jeu. 16 juil. à 20h30min
Lezoux: mar. 28 juil. à 20h30min