Télérama : "Difficile de ne pas être galvanisé par l’efficacité de son récit sans temps mort, la mise en scène d’une précision chirurgicale et le sans-faute du casting, des novices aux plus confirmés (...)." Samuel Douhaire
Première : "Il suffit parfois d’un territoire à taille humaine pour raconter le monde. Cristian Mungiu, fait d’un fjord norvégien l’épicentre des contradictions de notre époque." Thomas Baurez
L’INFO EN PLUS CINE PARC
Fjord est la deuxième Palme d'or de Cristian Mungiu, après 4 mois, 3 semaines, 2 jours en 2007. Il rejoint le cercle fermé des cinéastes ayant été doublement récompensés : Francis Ford Coppola, Bille August, Emir Kusturica, Shōhei Imamura, les frères Dardenne, Michael Haneke, Ken Loach et Ruben Östlund. Le long métrage s'inscrit dans les préoccupations de Cristian Mungiu concernant la polarisation de notre société, où les gens sont de plus en plus divisés : "En un sens, nos opinions personnelles se sont radicalisées et ont fini par donner lieu à des regards diamétralement opposés sur la société et par favoriser la résurgence des extrêmes dans la vie publique." Il espère susciter chez le spectateur le doute et l'incertitude : "J’aurais l’impression d’avoir échoué si Fjord ne faisait que confirmer au spectateur les idées qu’il avait avant de voir le film." S’inspirant de longues recherches sur différentes affaires relayées par la presse et ayant alimenté le débat public autour de l'éducation, des valeurs familiales et des tensions entre visions "traditionnelles" et "progressistes", le film relate bel et bien une histoire fictive.