La septième obsession : « Entre l’échevelée et bordélique Garance et la sage et méticuleuse Pauline, se joue une bouleversante rencontre des opposées. Sublimée par le jeu tout en synergie faussement dissonante et magnifiquement complémentaire d’Adèle Exarchopoulos et Sara Giraudeau. Le décalage de leur langage corporel, de leur tessiture de voix et de la cinétique de leur jeu compose un duo fusionnel et inoubliable. Sous l’œil complice et sororal d’une réalisatrice dont l’inspiration plurielle ne cesse de nous séduire. » Xavier Leherpeur
Positif : « En dépit de son sujet, Jeanne Herry parvient à éviter le film-dossier, transcendée par les failles de son récit et l’interprétation sidérante d’Adèle Exarchopoulos dans le rôle-titre. » Ariane Allard
L’INFO EN PLUS CINE PARC
Après Pupille et Je verrai toujours vos visages, où elle a travaillé de manière exhaustive sur des sujets en les approfondissant, Jeanne Herry a choisi de faire l'inverse avec Garance. Au lieu de partir du collectif, elle a décidé de se concentrer sur un seul personnage. Le film est aussi né de son envie de dresser le portrait d'une actrice : "Je n’avais pas envie de faire le portrait d’une actrice-vedette, mais celui d’une comédienne qui travaille et qui a du réseau. [...] Ce film porte en lui mon amour des acteurs et ma reconnaissance de leur travail." Quant à l'alcoolisme, elle déclare : "cela fait longtemps que les addictions m’intéressent et m’inquiètent, en particulier celle à l’alcool, car elle est très répandue". Jeanne Herry a décidé d'appeler son héroïne Garance car elle recherchait un prénom à la fois traditionnel et original. Par ailleurs, il est indissociable du personnage mythique d'Arletty dans Les Enfants du Paradis, que la réalisatrice qualifie de "l’un des plus beaux films au monde. Il parle des actrices, des acteurs, du spectacle vivant avec beaucoup de respect et d’amour sans ignorer les difficultés de ces vies-là.