Dernières nouvelles d’alsace : « Solide et perturbant scénario décalé d’une autobiographie devenue fiction de cinéma, La Frappe a été tourné vite, en 22 jours, dans une forme d’urgence, et d’authenticité brute préservée par l’absence de toute répétition et portée par d’épatants jeunes comédiens, au jeu simple et vif : Diego Murgia et Romange Fringeli. » Nathalie Chifflet
L’Humanité : « Doublement récompensé au dernier Festival du film francophone d’Angoulême par le Valois de la mise en scène pour Julien Gaspar-Oliveri et le Valois de l’acteur pour Diego Murgia, ce premier long métrage apporte, avec sa force brute et sa sensibilité à fleur de peau, une nouvelle pierre à l’édifice des œuvres qui osent aborder l’inceste et font avancer le débat public. » Sophie Joubert
L’INFO EN PLUS CINE PARC
Après plusieurs courts-métrages remarqués et la série Ceux qui rougissent, le réalisateur Julien Gaspar-Oliveri signe son premier long-métrage avec La Frappe. Longtemps réticent à aborder de face la question du père et de l'inceste dans ses écrits, le cinéaste a eu un véritable déclic en plein confinement. Il se rappelle : « Une nuit en plein confinement, j'écris une scène dans laquelle le personnage va chercher cet amour-là auprès de son père... Je ne pouvais plus éviter le père. Le film est né de ce refus de l'évitement ». Pour prêter ses traits au père agresseur, Julien Gaspar-Oliveri a délibérément choisi Bastien Bouillon, un comédien au capital sympathie très fort. Le réalisateur souhaitait éviter les clichés du méchant immédiatement identifiable. Il explique d'ailleurs : « C'était important qu'on comprenne qu'un père qui inceste, ça peut être n'importe qui... Plus il est séducteur, séduisant, plus on est, en tant que spectateur, au cœur de la problématique ».
Film précédé d’un court métrage Mèche courte : Feux / Mohammad Babakoohi / Animation / France / 2022